BIOGRAPHIE
Eric Hesse est né dans la région de Philadelphie, en Pennsylvanie. Durant ses études, il découvre la technique ancienne de l’encaustique, qu’il considère comme une alternative exigeante et enrichissante aux autres formes de peinture. Au fil du temps, il développe une fascination pour la nature malléable et durable de la cire et des pigments, qui deviennent progressivement son médium de prédilection.
Après avoir étudié à Temple University à Philadelphie, Hesse poursuit son parcours à St. Olaf College, où il obtient une licence (BA) avec les honneurs du jury.
Hesse a reçu des récompenses de la National Foundation for the Advancement in the Arts, de la Ballinglen Arts Foundation et de la Pollock-Krasner Foundation. Ses œuvres ont été exposées dans des galeries à travers les États-Unis, notamment au Corcoran Museum, et il est actuellement représenté par la Billis Williams Gallery à Los Angeles, Californie.
En 2018, Hesse a obtenu un permis de résidence artistique du gouvernement français et vit aujourd’hui avec son épouse et son fils dans un village du département du Tarn.

À PROPOS DE L’ENCAUSTIQUE
Hesse utilise la technique traditionnelle de l’encaustique, composée de trois ingrédients simples : de la cire d’abeille purifiée et raffinée, des pigments en poudre et une petite quantité de gomme damar.* La cire est fondue sur une plaque chauffante électrique dans différents récipients, puis appliquée encore chaude sur un panneau. Elle refroidit et durcit instantanément, avant d’être retravaillée à l’aide de multiples outils (rasoirs, lames diverses), puis réchauffée une dernière fois au pistolet à air chaud afin de fusionner la peinture avec la surface.
L’encaustique est antérieure à la peinture à l’huile de plus de 1 400 ans ; des portraits des Ier et IIe siècles après J.-C., conservés au Musée du Louvre, sont encore dans un excellent état. Les peintures sont durables car la cire d’abeille protège les pigments et est chimiquement inerte. De plus, la surface picturale ne subit aucun long processus de séchage : la matière est soit fondue, soit solide (son point de fusion est de 62 °C, elle ne fond donc pas une fois accrochée au mur).
La cire fondue, qui durcit immédiatement, est une matière complexe à maîtriser. La tension entre ce que la peinture « veut » devenir, au fur et à mesure que sa surface est construite, raclée puis refondue, et ce que j’exige d’elle, crée un dialogue que je trouve captivant. Ce processus d’aller-retour peut être très long, mais le résultat final est incomparable : une surface durable, lumineuse, semblable à un bijou, pouvant être polie jusqu’à obtenir un éclat brillant.
* La gomme damar est une résine naturelle extraite d’arbres d’Inde et d’Asie de l’Est. Elle est utilisée comme agent durcissant, rendant la surface de la peinture moins sensible aux marques et aux impressions.